L’univers Noun est en fait constitué de deux mondes distincts, et d’une 3ème terre, à mi chemin entre les deux. Le premier des mondes est celui des humains, dit « Ar’Noun ». Le second est celui des âmes mortes ou à naitre, attendant leur réincarnation, appelé « Ten’Noun ». Selon le peuple pur, l’âme est immortelle, et a pour but ultime de rejoindre la Déesse. Pour y parvenir, elles disposent de plusieurs cycles de vie, de plusieurs passages sur l’Ar’Noun, puis sur le second monde. Chaque passage dans le monde des humains doit être mis au service de la Déesse et du peuple pur. Chaque nouveau cycle est une nouvelle chance pour l’âme de se rapprocher de la Déesse en œuvrant pour son prestige.
Si au terme de ses cycles l’âme le mérite, elle rejoindra Hellpheden pour ne plus faire qu’un avec elle. Chaque âme qui la rejoint lui redonne la vue, car chacune est une goutte de son sang tombé sur terre. Une fois que toutes les âmes l’auront rejointe, elle pourra de nouveau ouvrir les yeux, et les poser sur le monde parfait créé par les hommes en son honneur.
Quand à ceux qui ne le mériteraient pas, leur âme serait condamnée à pourrir à l'intérieur de leur corps pour nourrir la terre et permettre la régénération de celle-ci.
Entre les deux mondes, ai-je dit, existe une terre qui n’a pas de réelle existence matérielle. Cet étrange lieu se nomme Eadar da Tir. C’est là que se tient l’assemblée des 10 prêtresses les plus puissantes de la Déesse. Ces dix âmes « élues » ont mis l’ensemble de leurs cycles au service d’Hellpheden . Ce sont elles qui contrôlent le passage des âmes d’un monde à l’autre, offrant une nouvelle chance aux âmes qu’elles choisissent.
Sur cette terre où l’on ne peut se rendre que par l’âme, survis donc un groupe de servantes dont le pouvoir a permit de donner chance aux hommes de revenir en la Déesse. Mais ces prêtresses elles mêmes, privées de leurs cycles pour servir Hellpheden, seront-elles privées de l’honneur de rejoindre leur mère, elles qui ont tout donné pour elle ? Non, car elles ont leur propre cycle. Il leur faut un passage sur terre, aussi bref soit il. Selon le peuple pur, ce sont les âmes des enfants mort-nés qui rejoindront Eadar da Tir pour prendre part à l’assemblée de prêtresses.
La pensée traditionnelle de l’existence de ces deux mondes et de la terre intermédiaire est partagée par presque l’ensemble des hommes, en tout cas dans tous les royaumes civilisés et chez tous les peuples ayant eu affaire au peuple pur. Même parmi les rares groupes qui osent remettre en cause la présence d’une déesse au pouvoir absolu, il ne fait nul doute que l’âme est immortelle et qu’elle rejoindra à la mort du corps un monde dérobé aux regards.
mardi 21 octobre 2008
Le système des mondes, le cas d'Eadar da Tir
Libellés : Encyclopedie
lundi 13 octobre 2008
Dialectique fondamentale
Ou De l’origine de l’inégalité entre les sexes
Le peuple pur part du principe que c’est un Dieu féminin qui a donné vie au monde. La femme est donc considérée comme « origine première », et jouit en tant que telle du respect du sexe masculin. ( en principe donc, une femme ne peut être vendue, maltraitée, violée, tuée… Or à cela les riches hommes du Noun vont vite trouver une solution. Ne pouvant abuser d’une femme du peuple pur sans faire injure à la déesse, va s’organiser un véritable commerce de celles des autres peuples, histoire de se donner bonne conscience…)
Mais revenons-en au respect. Il se base sur la capacité de la femme à transmettre la vie, et c’est ce pouvoir de procréation qui sera loué. Or pour les gens du peuple pur, si la femme jouit d’un tel prestige, elle reste de par ses capacités physiques (et pour certains hommes encore, psychologiques) profondément faible. Ainsi elle a besoin que l’on pourvoit à ses besoins, que l’on la protège… Là est le rôle de l’homme. Un renversement se produit donc lorsque de l’immense pouvoir de la déesse Mère, le peuple pur a confié l’autorité au sexe masculin, d’où le pouvoir au sein de la famille comme de la société elle-même (c’est un homme qui est détenteur du pouvoir impérial). Ce renversement est appelé Dialectique fondamentale.
Voila ce que la tradition du peuple pur a installé dans la majeure partie des états. Pourtant depuis quelques dizaines d’années, on assiste à un retour en force des femmes, qui aspirent à plus de liberté, à faire leur place aussi bien dans la famille que dans la société. Certaines s’émancipent et tentent de rentrer dans les cercles fermés d’intellectuels, de politiciens, on voit des femmes prendre en main des sociétés de commerce, imposer leurs idées et gérer des fortunes. Voila le mouvement qui peu à peu prend de l’ampleur et fait trembler l’équilibre souverain. Heureusement pour lui, cette tendance s’est peu développée en dehors du petit cercle riche et citadin.
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