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samedi 11 juillet 2009

Histoire

- 6000 :

Cette date approximative correspond au début de la différenciation des peuples. Certains humains de l’espèce initiale commenceront à muter en fonction de l’environnement dans lequel ils évoluent.

Pour les humains qui évolueront normalement, le développement sera similaire. En même temps que certains mutent, les hommes apprennent à maitriser les plantes et les animaux, inventant du même coup élevage et agriculture. L’apparition de la céramique leur fait suite.

On voit également l’apparition des premières formes d’art, d’où se détachent les deux figures que sont la femme, symbole de fécondité, et le taureau.

Les premières habitations sont réalisées en terre, elles sont circulaire et semi enterrées. Petit à petit elles se détacheront de la terre pour venir s’y poser. Ce mode d’installation n’a aucun exemple dans la nature et peut témoigner de l’affranchissement voire de la domination que l’homme a désormais sur elle.



- 3000 :


La seconde révolution est celle du cuivre. Avec sa découverte une nouvelle forme de société apparait, les hommes se structurent non plus autour d’une famille mais autour d’un clan, formant peu à peu les premières chefferies. On recherche désormais des produits que ne tiennent plus du besoin, mais on voit un intérêt pour les matériaux rares et exotiques. C’est le début des inégalités sociales. De gigantesques trésors en métal sont constitués.

La céramique, désormais peinte, devient une sorte de langage imagé, une forme à part entière de communication entre les clans.

Avec le cuivre commence la différenciation entre les cultures. Malgré les bases similaires que sont l’agriculture, l’élevage et la céramique, les hommes n’ont pas de civilisation commune, mais un ensemble de différentes entités culturelles qui se distinguent par la politique et la religion. Leur langue même est similaire, bien qu’adaptée en différents dialectes.



- 1000 :


Nous voici à la troisième révolution, celle de la révolution urbaine, qui est le fondement de la société dans laquelle nous nous plaçons. La ville devient le lieu de résidence des élites, au sommet d’une hiérarchie stricte et pyramidale. L’iconographie s’humanise, l’homme devient le maître de la nature. Avec la ville, c’est l’apparition des Cités-Etats, c'est-à-dire d’entité politique centrée sur une ville et son arrière pays agricole dirigée par un roi prêtre, puis par un roi considéré en tant que tel. Très vite, cette organisation donnera lieu à des conflits entre les cités, qui ne cesseront de s’affronter. L’Etat n’est alors qu’embryonnaire, la distinction entre autorité politique et religieuse n’est pas faite.

Les métiers se spécialisent grâce à de nouvelles innovations telles que le métier à tisser, on produit une céramique plus fonctionnelle, en série.

Conjointement, l’écriture apparait, d’abord sous forme de pictogrammes, car la quantité de données à gérer dépasse la mémoire humaine. Petit à petit, les images se schématisent et le second pas vers l’abstraction est franchi.
L’art prend une importance considérable. Les maisons sont décorées de

mosaïques, de niches, puis de peintures, la statuaire en Ronde Bosse prend échelle humaine. Dans le Sud de la Côte, l’homme est au centre de toutes les représentations, préparant la dernière des révolutions.



0 :


A cette période, les différentes Cités Etats ont gagné une puissance et une richesse extraordinaire et sans précédent. Le pouvoir est organisé et les armées régulières s’affrontent continuellement.

C’est dans ce contexte qu’interviendra la Quatrième et dernière des révolutions. Celle-ci est d’abord d’ordre spirituel mais empreindra tellement le cœur des hommes qu’elle changera et change encore la face du monde.

A Elérin, puissante Cité du Sud, une des plus peuplée et des plus riches du littoral, vingt jeunes femmes, parmi les plus belles de la ville, font le même rêve. On leur annonce la venue d’un miracle qui bouleversera le monde pour en faire naître un nouveau, dont elles seront les premières ambassadrices. Quelques jours plus tard, un terrible orage éclate, au cœur duquel tous les habitants peuvent entendre distinctement une voix de femme, venue des cieux, pleurer. Une pluie de sang se déverse alors sur la ville, au milieu des citadins paniqués. Les vingt jeunes femmes, qui deviendront les vingt premières prêtresses, clament à la foule la présence d’une Déesse de beauté qui se fait connaître d’eux. Le culte d’Hellpheden prendra naissance de cet épisode. Toute leur vie, les vingt prophètes et leurs premiers fidèles prêcheront la nouvelle religion dans la cité et ses environs. A leur mort, leurs corps seront enfermés dans des statues de marbre, pour garder à jamais leur image intacte, et deviendront elles aussi objets de culte.

Avec la nouvelle religion, l’Esthétique, la beauté devient le maître mot, de superbes bâtiments s’élèvent, ornés de milliers de statues, bas-reliefs, peintures et mosaïques. L’art prend une place considérable dans la vie des gens.



2ème siècle :


Alors que la nouvelle religion s’est bien installée dans la cité et chez ses voisins et alliés, qu’Elérin est devenue une cité totalement tournée vers sa déesse, une nouvelle philosophie est insufflée aux rois par les prêtresses : celle de la conquête. Après avoir ingéré la nouvelle religion, Elérin aura pour but de l’étendre aux cités plus lointaines, d’imposer leur vision du monde pour créer, en l’honneur d’Hellpheden, un monde parfait. Le 2ème siècle marque le début des grandes invasions. En deux siècles, Elérin se taille un royaume considérable, grâce à une armée galvanisée par la foi, première Cité Etat à réussir à s’imposer durablement sur les autres.



4ème siècle :


Le système, devenu extrêmement puissant, s’épuise. C’est durant ce siècle que notre histoire prend place.



Cette chronologie n'a qu'un but indicatif, pour nous/vous permettre de mieux maîtriser notre univers. En effet le Peuple Pur ne s'intéresse à son histoire qu'à partir de l'an 0, les périodes antérieures étant considérées, comme les autres peuples, comme des erreurs.

mardi 21 octobre 2008

Le système des mondes, le cas d'Eadar da Tir

L’univers Noun est en fait constitué de deux mondes distincts, et d’une 3ème terre, à mi chemin entre les deux. Le premier des mondes est celui des humains, dit « Ar’Noun ». Le second est celui des âmes mortes ou à naitre, attendant leur réincarnation, appelé « Ten’Noun ». Selon le peuple pur, l’âme est immortelle, et a pour but ultime de rejoindre la Déesse. Pour y parvenir, elles disposent de plusieurs cycles de vie, de plusieurs passages sur l’Ar’Noun, puis sur le second monde. Chaque passage dans le monde des humains doit être mis au service de la Déesse et du peuple pur. Chaque nouveau cycle est une nouvelle chance pour l’âme de se rapprocher de la Déesse en œuvrant pour son prestige.
Si au terme de ses cycles l’âme le mérite, elle rejoindra Hellpheden pour ne plus faire qu’un avec elle. Chaque âme qui la rejoint lui redonne la vue, car chacune est une goutte de son sang tombé sur terre. Une fois que toutes les âmes l’auront rejointe, elle pourra de nouveau ouvrir les yeux, et les poser sur le monde parfait créé par les hommes en son honneur.
Quand à ceux qui ne le mériteraient pas, leur âme serait condamnée à pourrir à l'intérieur de leur corps pour nourrir la terre et permettre la régénération de celle-ci.


Entre les deux mondes, ai-je dit, existe une terre qui n’a pas de réelle existence matérielle. Cet étrange lieu se nomme Eadar da Tir. C’est là que se tient l’assemblée des 10 prêtresses les plus puissantes de la Déesse. Ces dix âmes « élues » ont mis l’ensemble de leurs cycles au service d’Hellpheden . Ce sont elles qui contrôlent le passage des âmes d’un monde à l’autre, offrant une nouvelle chance aux âmes qu’elles choisissent.
Sur cette terre où l’on ne peut se rendre que par l’âme, survis donc un groupe de servantes dont le pouvoir a permit de donner chance aux hommes de revenir en la Déesse. Mais ces prêtresses elles mêmes, privées de leurs cycles pour servir Hellpheden, seront-elles privées de l’honneur de rejoindre leur mère, elles qui ont tout donné pour elle ? Non, car elles ont leur propre cycle. Il leur faut un passage sur terre, aussi bref soit il. Selon le peuple pur, ce sont les âmes des enfants mort-nés qui rejoindront Eadar da Tir pour prendre part à l’assemblée de prêtresses.


La pensée traditionnelle de l’existence de ces deux mondes et de la terre intermédiaire est partagée par presque l’ensemble des hommes, en tout cas dans tous les royaumes civilisés et chez tous les peuples ayant eu affaire au peuple pur. Même parmi les rares groupes qui osent remettre en cause la présence d’une déesse au pouvoir absolu, il ne fait nul doute que l’âme est immortelle et qu’elle rejoindra à la mort du corps un monde dérobé aux regards.

lundi 13 octobre 2008

Dialectique fondamentale

Ou De l’origine de l’inégalité entre les sexes

Le peuple pur part du principe que c’est un Dieu féminin qui a donné vie au monde. La femme est donc considérée comme « origine première », et jouit en tant que telle du respect du sexe masculin. ( en principe donc, une femme ne peut être vendue, maltraitée, violée, tuée… Or à cela les riches hommes du Noun vont vite trouver une solution. Ne pouvant abuser d’une femme du peuple pur sans faire injure à la déesse, va s’organiser un véritable commerce de celles des autres peuples, histoire de se donner bonne conscience…)
Mais revenons-en au respect. Il se base sur la capacité de la femme à transmettre la vie, et c’est ce pouvoir de procréation qui sera loué. Or pour les gens du peuple pur, si la femme jouit d’un tel prestige, elle reste de par ses capacités physiques (et pour certains hommes encore, psychologiques) profondément faible. Ainsi elle a besoin que l’on pourvoit à ses besoins, que l’on la protège… Là est le rôle de l’homme. Un renversement se produit donc lorsque de l’immense pouvoir de la déesse Mère, le peuple pur a confié l’autorité au sexe masculin, d’où le pouvoir au sein de la famille comme de la société elle-même (c’est un homme qui est détenteur du pouvoir impérial). Ce renversement est appelé Dialectique fondamentale.
Voila ce que la tradition du peuple pur a installé dans la majeure partie des états. Pourtant depuis quelques dizaines d’années, on assiste à un retour en force des femmes, qui aspirent à plus de liberté, à faire leur place aussi bien dans la famille que dans la société. Certaines s’émancipent et tentent de rentrer dans les cercles fermés d’intellectuels, de politiciens, on voit des femmes prendre en main des sociétés de commerce, imposer leurs idées et gérer des fortunes. Voila le mouvement qui peu à peu prend de l’ampleur et fait trembler l’équilibre souverain. Heureusement pour lui, cette tendance s’est peu développée en dehors du petit cercle riche et citadin.